Andalousie

Que voir à Ronda en 2026 le guide ultime du pont spectaculaire en Andalousie

Que voir à Ronda en 2026 le guide ultime du pont spectaculaire en Andalousie

Perchée sur un éperon rocheux vertigineux, Ronda fascine. Son célèbre Puente Nuevo enjambe le canyon d’El Tajo depuis le XVIIIe siècle. En 2026, la ville andalouse attire plus que jamais les voyageurs en quête de panoramas à couper le souffle et d’un patrimoine authentique. Ce guide ultime vous dévoile les incontournables de Ronda : points de vue secrets, ruelles chargées d’histoire. Profitez pleinement de votre séjour.

Comprendre Ronda avant de partir

Ronda figure parmi les villes les plus spectaculaires d’Andalousie. On la découvre pourtant mieux en saisissant d’abord sa géographie. Perchée à environ 740 mètres d’altitude dans la province de Málaga, elle domine une gorge vertigineuse creusée par le fleuve Guadalevín. Cette position défensive explique l’installation successive de tant de civilisations : Romains, Wisigoths, Maures, puis Castillans. Aujourd’hui, Ronda séduit par son centre historique compact, ses panoramas et son ambiance de ville andalouse authentique, loin de la saturation touristique de certaines stations de la côte.

Une ville coupée en deux par El Tajo

El Tajo divise littéralement le cœur de Ronda. Cette gorge profonde d’environ 100 à  mètres, large de plusieurs dizaines de mètres par endroits, sépare la ville en deux ensembles. Sur la rive gauche, La Ciudad : ruelles mauresques, palais et quartier de San Miguel. Sur la rive droite, El Mercadillo, plus commerçant et animé. Plusieurs ponts relient les deux parties, dont le fameux Puente Nuevo. Cette coupure n’est pas qu’un détail topographique : elle structure la visite. On passe sans cesse d’un côté à l’autre, et chaque point de vue offre une perspective différente sur la gorge, les falaises et les maisons accrochées au bord du vide. Prévoyez de bonnes chaussures : les rues sont souvent pavées, en pente, et les distances se parcourent plus lentement qu’elles n’en ont l’air.

Le Puente Nuevo, cœur battant de Ronda

Achevé en 1793 après plus de trente ans de travaux, le Puente Nuevo est bien plus qu’un pont : c’est le symbole de Ronda. Haut de près de 100 mètres au-dessus du Guadalevín, il relie La Ciudad et El Mercadillo. Sa construction, marquée par des effondrements et des accidents, a coûté la vie à plusieurs ouvriers. Aujourd’hui, on le traverse sans y penser. On vient surtout l’admirer depuis les belvédères : le Mirador de Aldehuela, le balcon du Coño ou les sentiers sous le pont offrent des vues saisissantes. Une petite salle aménagée dans les piles du pont abrite un centre d’interprétation consacré à son histoire et à celle de la ville ; l’entrée coûte généralement de 2 € à 3 € par personne. Pour photographier le pont sans la foule, privilégiez tôt le matin ou en basse saison. En 2026, comptez aussi de 10 € à 15 € par personne pour une visite guidée thématique du centre historique, et de 8 € à 12 € par personne pour l’entrée aux bains arabes ou à la Casa del Rey Moro, selon les options choisies.

Comment se rendre à Ronda et s’y déplacer en 2026

Ronda, perchée à 750 mètres d’altitude au cœur de la Serranía, reste l’une des destinations les plus accessibles d’Andalousie. Elle n’a ni aéroport ni gare à grande vitesse, mais les liaisons ferroviaires et routières se sont nettement améliorées ces dernières années. Une fois sur place, tout se visite à pied.

En train depuis Málaga et Algeciras

La ligne Málaga–Ronda–Algeciras, exploitée par Renfe, demeure la porte d’entrée la plus pittoresque. Depuis Málaga María Zambrano, comptez environ 1h45 à 2h10 selon le service (média distancia ou Intercity), avec deux à quatre départs par jour selon la saison. Le trajet traverse des paysages spectaculaires, notamment le fameux couloir de Gaucín et le Desfiladero de las Buitreras. Depuis Algeciras, il faut environ 1h30 à 1h50. Réservez à l’avance en haute saison (avril–juin, septembre–octobre) : les trains sont souvent complets. Comptez de 12 € à 25 € par trajet en classe standard selon le type de train et la date d’achat. La gare de Ronda se trouve à environ 15 minutes à pied du centre historique ; un taxi ou un bus urbain vous y dépose en 5 minutes pour de 5 € à 10 €.

En voiture depuis Séville, Málaga et la Costa del Sol

La route reste l’option la plus flexible. Depuis Séville, l’A-375 via Olvera ou l’A-376 via Algámitas demandent environ 1h45 à 2h15 (environ 130 km). Depuis Málaga et la Costa del Sol, l’A-357 via Ardales et El Burgo constitue l’itinéraire le plus direct : comptez 1h30 à 2h depuis Málaga, 1h15 à 1h45 depuis Marbella, et environ 2h depuis Torremolinos ou Fuengirola. La route est sinueuse mais bien entretenue ; soyez prudent en cas de brouillard matinal. Le stationnement en centre-ville est limité : privilégiez les parkings payants comme celui de la Plaza de la Merced ou près de la Plaza de Toros, de 12 € à 20 € par jour. Une voiture de location pour une journée coûte de 35 € à 70 € selon la saison et le modèle.

Se déplacer dans la ville à pied

Ronda se découvre essentiellement à pied. Le centre historique, le Puente Nuevo, le mirador de Aldehuela, les bains arabes et la Casa del Rey Moro sont tous accessibles en 15 à 25 minutes de marche depuis la Plaza de España. Prévoyez de bonnes chaussures : les ruelles sont pavées et pentues. Un petit train touristique relie les principaux points d’intérêt pour de 8 € à 12 € par personne, utile si vous êtes limité dans le temps. Les taxis locaux pratiquent des tarifs raisonnables, de 6 € à 12 € pour la plupart des trajets intra-muros. Enfin, le bus urbain (ligne 1) relie la gare et les quartiers périphériques au centre pour environ 1,50 € à 2 € le ticket.

Le Puente Nuevo et les meilleurs points de vue sur la gorge

Le Puente Nuevo n’est pas qu’un pont. C’est la silhouette qui a fait de Ronda l’une des villes les plus photographiées d’Andalousie. Achevé en 1793 après quarante-deux ans de travaux, il enjambe le canyon du Guadalevín à près de 120 mètres au-dessus de la rivière. En 2026, l’accès au tablier reste libre et gratuit. Les meilleurs points de vue, eux, se méritent.

Mirador de Aldehuela et abords immédiats du pont

C’est le plus accessible et le plus fréquenté. Juste derrière le Parador, le Mirador de Aldehuela offre une vue plongeante sur l’arche et sur les falaises qui l’encadrent. Venez avant 9 h ou après 19 h : vous éviterez les groupes et profiterez d’une lumière rasante qui sculpte la pierre. À deux pas, le balcon du Parador et les ruelles de la vieille ville permettent de varier les cadrages sans marcher longtemps. Comptez 15 à 30 minutes sur place, davantage si vous cédez à la tentation de la terrasse voisine (un café y coûte généralement de 2 € à 4 €).

Mirador de Cuenca et sentiers vers la Casa del Rey Moro

Moins connu, le Mirador de Cuenca se rejoint en descendant depuis la Plaza de María Auxiliadora. Il domine les jardins suspendus et le début des gorges. De là, un sentier descend vers la Casa del Rey Moro, célèbre pour sa mine d’eau taillée dans la roche, qui relie le palais au niveau de la rivière. L’entrée de la mine et des jardins se situe autour de 8 € à 12 € par personne selon la saison. Le chemin est irrégulier : chaussures fermées indispensables, et prudence par temps de pluie, car les pierres deviennent glissantes.

Descendre dans la gorge pour les photos les plus spectaculaires

Pour la photo iconique, quittez les belvédères et prenez le sentier qui descend au fond du canyon. Depuis le Mirador de los Molinos, un chemin mène aux anciens moulins et offre une vue frontale sur le Puente Nuevo. C’est le cadre parfait au coucher du soleil, quand la façade du pont s’embrase au rouge. Prévoyez 45 minutes à 1 h 30 de marche aller-retour selon votre rythme et votre envie de vous arrêter. Emportez de l’eau, évitez les heures les plus chaudes en été, et gardez en tête que le retour est entièrement en montée. Ce petit effort reste, en 2026 comme hier, la meilleure façon de comprendre pourquoi Ronda fascine tant.

La Ronda historique : la ville maure et ses monuments

Ronda se résume souvent à son fameux Puente Nuevo. Pourtant, la ville historique qui s’étend de part et d’autre du canyon mérite une journée entière. Fondée par les Romains, profondément marquée par la culture maure, elle conserve un patrimoine andalou d’une richesse rare : ruelles blanchies, palais et églises racontent huit siècles d’histoire.

La Ciudad et l’église Santa María la Mayor

Le cœur historique, appelé La Ciudad, se visite à pied, de préférence tôt le matin pour éviter la chaleur estivale. On y accède depuis la Plaza de España par la Calle Armiñán, une artère commerçante bordée de boutiques et de maisons à balcons fleuris. Plus haut, la Plaza Duquesa de Parcent concentre plusieurs monuments majeurs, dont l’église Santa María la Mayor. Bâtie sur les fondations d’une mosquée almohade, dont subsistent le minaret transformé en clocher et une partie du mihrab, elle mêle gothique, Renaissance et baroque. L’intérieur, avec ses trois nefs et son retable doré, se découvre pour environ de 5 € à 8 € par personne en 2026, tarif réduit pour les étudiants et les seniors. À deux pas, l’Arco de Felipe V et la Casa del Rey Moro offrent des points de vue spectaculaires sur les gorges du Guadalevín, accessibles en combinant plusieurs billets.

Baños Árabes et Palais Mondragón

Descendez ensuite vers les Baños Árabes, parmi les mieux conservés d’Espagne. Construits entre les Xe et XIIIe siècles, ils suivent le plan classique des thermes musulmans : salle froide, tiède et chaude, avec voûtes percées d’ouvertures en forme d’étoiles qui laissent filtrer une lumière remarquable. La visite, courte mais instructive, coûte généralement de 3 € à 5 € par adulte, et l’entrée est souvent gratuite le dimanche après-midi pour les ressortissants de l’Union européenne. À quelques minutes de marche, le Palais Mondragón séduit par sa cour mauresque à triple arcature, ses jardins en terrasses et ses vestiges archéologiques. Le billet d’entrée se situe autour de de 4 € à 7 € par personne, avec des visites guidées proposées en supplément. Ces deux sites, moins fréquentés que le pont, permettent de comprendre la Ronda maure loin de la foule et complètent idéalement une matinée consacrée à La Ciudad.

La Plaza de Toros de Ronda et l’héritage de Pedro Romero

« Ronda est le berceau de la tauromachie moderne, et sa plaza reste l’un des édifices les plus émouvants d’Andalousie : un cercle de pierre posé au bord du vide, où chaque corrida semble se jouer face au paysage. »

Visiter les arènes et son musée

Construite entre 1785 et 1788 sur les plans de José Martín de Aldehuela — le même architecte qui acheva le Puente Nuevo —, la Real Maestranza de Caballería de Ronda passe pour l’une des plus anciennes arènes d’Espagne encore en activité. Sa singularité architecturale frappe d’emblée : les gradins sont en pierre taillée, non en bois, ce qui lui a valu le surnom de « plaza de piedra ». Le ruedo, environ 66 mètres de diamètre, compte parmi les plus vastes du pays ; les tribunes couvertes reposent sur 68 piliers de pierre.

La visite, libre ou guidée, donne accès aux gradins, au ruedo, aux écuries (corrales), à la chapelle des toreros et surtout au Museo Taurino, installé dans les anciennes dépendances. On y découvre des costumes de lumières brodés d’or, des capes de parade, des gravures de Goya, des affiches anciennes et des documents retraçant la dynastie des Romero. Comptez de 8 € à 12 € par adulte pour l’entrée classique, et de 15 € à 25 € par personne pour une visite guidée avec supplément musée ; les enfants bénéficient généralement de tarifs réduits, de 4 € à 7 €. Prévoyez une à deux heures sur place, davantage si vous lisez les panneaux explicatifs en détail. L’endroit se visite toute l’année, mais les horaires varient selon la saison et les corridas programmées — vérifiez toujours avant de vous déplacer, car les arènes ferment pendant les spectacles.

Comprendre la place de la tauromachie dans l’histoire locale

Ronda occupe une position singulière dans l’histoire de la tauromachie. C’est ici que Pedro Romero (1754-1839), figure légendaire de la dynastie fondatrice, aurait codifié la corrida à pied en introduisant la muleta et en affrontant le taureau de face plutôt qu’à cheval. Son grand-père Francisco Romero est crédité de l’invention de l’estocade, et son fils, également privilégiée : les arènes sont classées monument historique depuis 1990, et leur musée est l’un des plus riches d’Andalousie. Que l’on soit amateur ou non, la visite éclaire un pan entier de la culture andalouse, entre tradition, controverse et mémoire familiale.

L’Alameda del Tajo et les balcons sur le vide

Promenade et panoramas sur la campagne andalouse

L’Alameda del Tajo est le poumon vert de Ronda. C’est aussi le point de départ idéal pour comprendre pourquoi cette ville est si spectaculaire. Ce parc romantique du XIXe siècle longe le précipice sur environ 500 mètres, aménagé en terrasses ombragées de platanes et de pins. L’accès est gratuit et la promenade se fait facilement en une heure, si l’on s’arrête à chaque ouverture. Le garde-corps en fer forgé, ponctué de bancs en azulejos, offre des vues plongeantes sur la vallée du Guadalevín et sur la Serranía de Ronda, qui s’étend jusqu’aux confins de la province de Málaga.

Depuis les balcons de l’Alameda, la vue embrasse les cultures en terrasses, les fermes blanches accrochées aux collines et, par temps clair, les reliefs de la Sierra de Grazalema et de la Sierra de las Nieves. C’est aussi de là que l’on aperçoit le mieux le Puente Nuevo dans son ensemble. À l’extrémité orientale du parc, juste avant le Parador, le belvédère est sans doute le plus photogénique : il cadre le pont, la gorge et les falaises dans un même plan. Prévoyez tôt le matin ou en fin d’après-midi pour une lumière douce et moins de monde, surtout entre avril et octobre, quand la chaleur andalouse devient intense en milieu de journée.

Autres miradors et jardins à ne pas manquer

Au-delà de l’Alameda, plusieurs belvédères méritent le détour. Près du Puente Nuevo, le Mirador de Aldehuela offre une perspective rapprochée sur l’arche et sur le canal qui plonge dans le Tajo. Plus confidentiel, le Mirador de Cuenca se niche dans le quartier historique et donne sur les maisons suspendues au bord du gouffre. Côté jardins, les Jardins de Cuenca, aménagés en terrasses descendant vers la gorge, constituent une halte fraîche et panoramique souvent négligée des visiteurs pressés ; comptez de 2 € à 4 € par personne pour l’entrée, un tarif modique au regard de la vue.

Ne manquez pas non plus le Mirador del Puente Nuevo, accessible depuis la Plaza de España : quelques marches à descendre pour saisir le pont sous un angle spectaculaire. Enfin, les arènes de Ronda, l’une des plus anciennes d’Espagne, se trouvent à deux pas de l’Alameda et se visitent pour environ 8 € à 10 € par adulte, avec un tarif réduit pour les enfants. En combinant ces différents points de vue, vous obtenez en une demi-journée un panorama complet de Ronda, de son pont vertigineux et de la campagne andalouse qui l’entoure.

Quand visiter Ronda : saisons, météo et affluence

Printemps et automne, les périodes idéales

Pour profiter pleinement du Puente Nuevo et des gorges du Guadalevín, misez sur avril, mai, juin, septembre et octobre. Les températures oscillent alors entre 15 °C et 26 °C. Le ciel reste dégagé, et la lumière rasante du matin ou de fin d’après-midi sublime les falaises de tuf. Avril et mai offrent en plus des collines couvertes de coquelicots et une campagne encore verte. Septembre et octobre, eux, apportent une lumière dorée idéale pour la photographie. C’est aussi la meilleure fenêtre pour combiner la visite de Ronda avec les villages blancs voisins, comme Grazalema ou Setenil de las Bodegas, sans souffrir de la chaleur. Attention toutefois à la Semaine sainte (mars ou avril selon l’année) et aux ponts espagnols : la ville attire alors un flux important de visiteurs nationaux. Les hébergements proches du pont peuvent grimper de 30 à 50 % par rapport aux tarifs habituels, soit environ de 90 € à 220 € la nuit pour un hôtel de charme avec vue sur la gorge.

Été et hiver : chaleur, froid et gestion des foules

En juillet et août, Ronda devient une fournaise : comptez fréquemment de 33 °C à 39 °C en journée, avec un pic de fréquentation lié au tourisme de masse venu de la côte. La stratégie gagnante ? Visiter le Puente Nuevo et le mirador de Aldehuela avant 9 h 30, puis réserver les visites guidées de la Casa del Rey Moro ou des bains arabes pour la fin d’après-midi. Prévoyez de l’eau, un chapeau et des chaussures adhérentes : les sentiers qui descendent vers le pont sont exposés et parfois glissants. L’hiver, de décembre à février, offre un visage plus authentique. Les températures vont de 4 °C à 15 °C, avec des matinées fraîches et parfois brumeuses dans la gorge, ce qui crée une atmosphère spectaculaire. Les foules disparaissent presque totalement en semaine, les tarifs redescendent autour de 60 € à 130 € la nuit, et l’on peut photographier le pont sans cohue. En revanche, certains établissements réduisent leurs horaires, et la neige n’est pas exclue sur les hauteurs de la Serranía. Quelle que soit la saison, évitez les week-ends et les jours fériés espagnols si vous recherchez le calme. Privilégiez le mardi au jeudi pour une expérience plus sereine du monument emblématique de l’Andalousie.

Organiser sa visite : day-trip ou nuit sur place

Ronda se prête aussi bien à une excursion depuis la côte qu’à un séjour d’une nuit. Le choix, lui, change radicalement l’expérience. Voici comment trancher.

Itinéraire d’une journée bien rempli

Depuis Marbella, Malaga ou Séville, comptez 1h30 à 2h de route. Partez tôt : arrivez vers 9h et filez directement au Puente Nuevo avant l’ouverture des boutiques. Enchaînez avec la Casa del Rey Moro et ses escaliers taillés dans la falaise (entrée autour de 8 à 12 € par personne), puis le Palais de Mondragón. Pour déjeuner, direction La Ciudad, côté rue Tenorio, loin des terrasses à vue sur le pont. L’après-midi, descendez le Camino de los Molinos pour le point de vue le plus spectaculaire sur le viaduc. Visitez ensuite les arènes (environ 10 à 15 € par adulte), et terminez par le mirador de Aldehuela au coucher du soleil. Ce rythme reste dense : prévoyez au minimum six heures sur place, sans compter les trajets.

Pourquoi dormir à Ronda change l’expérience

Le jour, Ronda accueille des milliers d’excursionnistes concentrés entre 11h et 17h. Le soir, la ville se vide et retrouve un calme saisissant. Les ruelles du centre historique deviennent silencieuses, les lumières s’allument sur la gorge, et le pont se contemple presque seul. Dormir sur place permet aussi d’assister au lever du soleil sur la Tajo, souvent brumeux et photogénique, et d’explorer les environs le lendemain : les villages blancs de la Serranía, les grottes de la Pileta ou les thermes romains de Benaoján. Comptez de 70 à 250 € par nuit pour une chambre double selon la saison et le standing, davantage pendant la Semaine sainte et en septembre.

Conseils pratiques pour profiter du pont sans la foule

Réservez vos billets en ligne pour les sites payants, surtout entre avril et octobre. Évitez les mois de juillet et août en pleine journée : privilégiez avant 9h30 ou après 18h. Garez-vous au parking de la Plaza de Toros ou à l’extérieur du centre (de 1 à 3 € l’heure) plutôt que de tourner dans les ruelles étroites. Pour les photos du Puente Nuevo, le meilleur angle se trouve au mirador de Aldehuela et sur le sentier qui descend vers les moulins : prévoyez de bonnes chaussures, le terrain est irrégulier. Enfin, sachez que le pont lui-même se traverse à pied en quelques minutes ; c’est la perspective depuis les belvédères qui justifie le détour.

Conclusion

En 2026, Ronda demeure l’une des destinations les plus spectaculaires d’Andalousie : un pont vertigineux, des ruelles blanches, des panoramas à couper le souffle. Pour photographier le Puente Nuevo, explorer le vieux quartier mauresque ou simplement savourer l’atmosphère andalouse, ce guide vous a donné les clés. Réservez votre visite, organisez votre itinéraire autour du pont, prévoyez au moins une journée complète pour vous imprégner de la magie de Ronda. N’attendez plus : Ronda vous attend, et son pont spectaculaire mérite amplement le détour.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le Puente Nuevo et pourquoi est-il incontournable à Ronda ?

Le Puente Nuevo est le pont emblématique de Ronda, achevé en 1793, qui enjambe le spectaculaire canyon du Guadalevín, la gorge qui sépare la ville en deux. Il relie le quartier historique de La Ciudad au quartier moderne du Mercadillo, et offre des vues vertigineuses sur les falaises et la campagne andalouse. En 2026, c'est toujours le point de départ idéal pour comprendre la géographie unique de Ronda et son histoire liée au banditisme romantique.

Quels sont les meilleurs points de vue pour admirer le pont et le canyon ?

Le mirador de Aldehuela, juste à côté du pont, permet de voir l'arche et la cascade qui plonge dans le canyon. Pour une perspective plus large, descendez le sentier qui mène au mirador de Cuenca ou au pied du pont, accessible depuis la calle Tenorio. Le belvédère de la Casa del Rey Moro offre aussi une vue plongeante sur la gorge et les jardins suspendus.

Que voir d'autre à Ronda en dehors du Puente Nuevo ?

Ne manquez pas la Plaza de Toros, l'une des plus anciennes arènes d'Espagne, avec son musée taurin et son architecture néoclassique. Le palais du roi Maure (Casa del Rey Moro) et ses jardins en terrasses sont un autre incontournable, tout comme les bains arabes et les remparts. Le quartier de La Ciudad, avec ses ruelles médiévales et ses églises, mérite une demi-journée de flânerie.

Combien de temps faut-il consacrer à la visite de Ronda et de son pont ?

Une journée complète permet de voir le Puente Nuevo, l'arène, les principaux miradors et de flâner dans le centre historique sans se presser. Si vous voulez explorer les sentiers de randonnée autour du canyon ou visiter les bains arabes, prévoyez une nuit sur place. En 2026, les visites guidées thématiques sur l'histoire du pont et des bandits sont populaires, mais elles durent généralement deux à trois heures.

Quelle est la meilleure période de l'année pour visiter Ronda en 2026 ?

Le printemps (avril à juin) et l'automne (septembre à octobre) offrent des températures agréables et une lumière idéale pour photographier le pont et le canyon. L'été andalou est très chaud, surtout en juillet et août, et la foule est plus dense autour du Puente Nuevo. L'hiver reste doux mais certaines terrasses et sentiers peuvent être glissants après la pluie.

Comment se rendre à Ronda depuis les grandes villes d'Andalousie ?

Ronda est bien desservie par train depuis Malaga, avec des liaisons régulières qui longent la vallée du Guadalhorce, et depuis Algésiras ou Grenade via des correspondances. En voiture, l'autoroute A-397 depuis la côte et l'A-374 depuis Séville offrent des trajets panoramiques mais sinueux. En 2026, des bus régionaux relient aussi Ronda à Séville, Malaga et Marbella, avec des horaires à vérifier selon la saison.

Le Puente Nuevo est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?

Le pont lui-même est accessible aux fauteuils roulants et aux poussettes, car il est situé sur une rue pavée relativement plate. En revanche, les sentiers qui descendent au pied du pont et les miradors escarpés comportent des escaliers et des pentes raides, peu adaptés. Il est conseillé de vérifier les aménagements récents auprès de l'office de tourisme de Ronda, car des travaux d'accessibilité peuvent être en cours en 2026.

Que peut-on faire autour du Puente Nuevo le soir ?

Le soir, le pont et ses abords s'illuminent, offrant une atmosphère romantique et des vues spectaculaires sur le canyon éclairé. Les terrasses de la Plaza de España et les restaurants du quartier du Mercadillo proposent des dîners avec vue sur la gorge. En 2026, des visites nocturnes guidées sur le thème des légendes de Ronda sont organisées plusieurs fois par semaine en haute saison.

Y a-t-il des événements ou des randonnées spécifiques autour du pont en 2026 ?

En 2026, la ville de Ronda prévoit son traditionnel festival de flamenco et des corridas à la Plaza de Toros, qui attirent de nombreux visiteurs autour du pont. Des randonnées guidées dans le canyon du Guadalevín, avec descente au pied du Puente Nuevo, sont proposées par des agences locales, généralement d'avril à octobre. Il est recommandé de réserver à l'avance pour les week-ends de printemps et d'automne, car les places sont limitées.

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